† C'est du matériel, bien trop réel. Du désordre et de l'amour aigri dans les recoins. C'est l'éphêmere qui s'envole par la cheminée et chemine jusqu'à mon coeur. Et ta voix remplie de candeur trote dans ma tête et ronge mon âme de mensonges. Bien sûr que je t'aime encore, j'aime le songe. Enroule toi de sommeil et de rêve et pense à ce qui te pousse à te lever le matin, mais n'oublies pas la fois où je t'ai tenu la main très fort pour ne pas que tu sois tristes. N'oublies pas lorsque je me suis mise à danser en tutu dans le métro pour te faire rire. N'oublies pas lorsque j'ai placé un canapé en pleine avenue pour que tu puisses te reposer. N'oublies pas lorsque je t'ai envoyé des avions en papier dans ta salle de cours pour que tu puisses redevenir un enfant. N'oublies pas lorsque j'ai chanté pour toi sur les marches du sacré coeur, pour que tu puisses te sentir aimé. N'oublies pas lorsque j'ai applaudi quand tu étais sur les planches, pour que tu puisses te sentir fort. N'oublies lorsque je t'ai pris en photographie dans tous les coins de paris, pour que tu puisses te sentir beau. N'oublies pas tout ça, moi je m'en fous des rumeurs, des cow-boys, de tes conquêtes, et de la crise financière. Je me fous de la société, des principes et de la voie lactée, car je suis et serai seule dans ma mort. N'oublies pas au-delà des frontières de la terre, mon rire, la couleur de mes yeux, ma peau. Un grain de beauté sur la joue droite et mon amour. Car je rive et dérive dans tes rêves et replonge de plein fouet dans la réalité. Je ne suis qu'humain et amour. Dans la réalité et l'ephemêre nous ne serons qu'amour.
# Posté le lundi 15 juin 2009 13:57
Modifié le vendredi 03 juillet 2009 05:02